
Notre première patrouille de 11 jours est finalement terminée et le commandement est content de notre prestation. Afin d'éviter l'importation d'armes illégales d'armes au Liban, les navires de la flottille internationale contrôlent le trafic maritime dans une zone de 200km sur 100km de profondeur devant la côte libanaise. Tous les navires non militaires sont interrogés via la radio à propos de leur destination, cargo, nationalité, personnes à bord, ... Nous comparons leurs réponses avec nos bases de données. Si quelque chose de correspond pas, ils sont déclarés suspect et si ils ont pour destination un port libanais, nous allons les escorter jusque dans les eaux territoriales libanaises. Ils y seront contrôlés par la Marine libanaise. Nous sommes toujours prêts à les aider dans cette tâche. Nous nous entrainons aussi pour effectuer nous même les inspections. Jusque maintenant, ce n'a pas été nécessaire. Après une première période intensive en mer, il était temps pour un peu de détente à Beyrouth.

Comme la fois précédente, il y avait une excursion au programme. Avec deux minibus, escortés par des militaires armés en jeep, nous roulons vers le cœur de la vallée de la Bekaa pour une visite des caves de 'château Ksara'. La récolte des raisins se fait ici encore à la main. Le nom vient du temps des croisés qui avaient un fort 'ksar' ici. La visite guidée des grottes naturelles kilométriques qui sont à température et humidités constantes est suivie par une dégustation et la possibilité d'acheter quelques bouteilles. Après le repas typique libanais, nous allons visiter Baalbek, le plus grand et le mieux conservé des exemples de l'architecture romaine. Six immense colonnes de 20 mètres de haut montrent encore fièrement où l'entrée du temple de Jupiter se trouvait. Cette cité historique est aussi connue pour avoir été construite avec des immenses pierres de plus de 400 tonnes. Le site n'est pas injustement reconnu comme patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Après deux heures de voyage de retour dans la circulation infernale du Liban, sans respect pour les feux de signalisation, sans ligne blanche pour délimiter les bandes de roulage et avec des autos qui sont bonnes pour la ferraille mais qui savent encore bien klaxonner, nous arrivons sains et saufs au navire.

Celui qui ne trouve pas son bonheur dans les visites culturelles peut opter pour un jour de shopping dans le centre ABC où les prix sont comparables à ceux de chez nous, une promenade le long de la digue touristique nouvellement construite où vous pouvez vous promener le dimanche et où tout le monde est bien habillé, prendre en photo le magnifique Pigeon Rock qui dessine la côte de Beyrouth, prendre un repas européen avec une bière dans le bien connu Hard Rock Café sur la musique de ZZ-Top ou simplement regarder un film dans l'intimité de votre cabine sur le lecteur DVD acheté au tax-free. Finalement peu importe la manière dont on se détend, l'important est de pouvoir décompresser et recharger ses batteries en vue de la prochaine période de patrouille. Je suis dans tous les cas prête pour, surtout parce que nous avons atteint un cap psychologique. Un mois est déjà passé! J'espère que vous restez tout comme moi positifs.
A bientôt
PS: prenez la peine de jeter un coup d'œil sur www.flickr.com , tapez 'Beirut' ou ' Beirut pigeon rock' si vous avez moins de temps et profitez de superbes photos que votre homme (ou femme) ne saurait faire malgré son appareil photo hors de prix.
texte: Vicky Margory
infirmière F930 Leopold I
traduction: Denis Dimanche