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Les F-16 belges surveillent l’espace aérien de la Baltique

Les F-16 belges surveillent l’espace aérien de la Baltique

 

La Belgique contribue déjà pour la septième fois à la protection de l'espace aérien de l'OTAN au-dessus des pays baltes. Dans le cadre de la mission Baltic Air Policing (BAP), la Composante Air engage quatre F-16 depuis le 4 septembre dernier sur la base aérienne d’Amari en Estonie (pays le plus septentrional des États baltes). Cette mission de 24 heures sur 24 est routinière en temps de paix et toutes les forces aériennes de l'OTAN y contribuent pour protéger l'espace aérien de l'Alliance.

Un hangar de l'aéroport d'Amari, bourg situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale de Tallinn, abrite le décor d’une reprise de commandement que symbolisent un F-16 belge et un F-18 espagnol. La Belgique succède à l’Espagne.
Le secrétaire d'État estonien de la Défense, Kristian Prikk, prenait congé des Espagnols avant d’accueillir avec joie le détachement belge. « La présence de l'OTAN en Estonie et dans la région n'a jamais été aussi importante qu'aujourd'hui. Votre présence affirmée en tant que police de l’air représente un élément essentiel de la dissuasion de l'OTAN sur son flanc est. »

À l'instar de la Lettonie et de la Lituanie, l'Estonie n'a pas de force aérienne capable d’effectuer une QRA. Raison pour laquelle ce pays compte sur l’appui de ses partenaires de l'OTAN. La Belgique en est à sa septième participation.

L’opération effectuée ici par les pilotes belges est très similaire à la mission Quick Reaction Alert (QRA) destinée à intercepter des aéronefs non identifiés dans l'espace aérien du Benelux. Lorsque des appareils inconnus menacent de survoler les États baltes, deux avions doivent décoller dans le quart d’heure et ce de jour comme de nuit afin de les intercepter et les accompagner.

Pour remplir cette mission, le détachement belge est formé d’une cinquantaine de militaires comprenant des techniciens sur avion, des contrôleurs du trafic aérien ainsi que des planificateurs de mission. Certains assurent un service 24 heures sur 24 à seulement quelques mètres de ces appareils prêts à être sollicités.

En 2004, notre pays effectuait sa toute première mission de police de l’air au-dessus de la Baltique. Initialement, cet engagement BAP était limité. À la suite de tensions accrues en Crimée ainsi qu’aux frontières septentrionales de l'OTAN, l'Alliance renforçait cet engagement sous le nom d’Enhanced Air Policing Mission (EAPM). En ce moment, outre les appareils belges, l'OTAN dispose d’une flotte d'avions de chasse stationnés dans des aéroports en Pologne, en Norvège, en Estonie et en Lituanie.

Depuis le début de la mission BAP en 2004, le Combined Air Operations Centre (CAOC) de l'OTAN, situé à Uedem (Allemagne), commande tous les appareils alliés impliqués dans la protection de l’espace aérien balte. Les avions de chasse bénéficient d’une vue aérienne complète grâce aux informations transmises par des stations de radars militaires et civils nichées au nord des Alpes. Un appareil qui sort « des clous » a ainsi toutes les chances d’avoir la visite d’un avion de l'OTAN.

La mission BAP est aux mains des Belges pour les quatre prochains mois. « La participation belge relève d’une tâche routinière de l'OTAN qui consiste à protéger l'espace aérien en temps de paix. Elle n’est aucunement une réponse à l’actualité », déclare le commandant de détachement en faisant référence à un exercice russe se déroulant de l'autre côté de la frontière. « Notre rotation est déjà établie depuis longtemps et nous n’engageons aucun moyen supplémentaire. »

Nos F-16 rentreront au pays à la fin décembre lorsque l’Italie reprendra cette mission.