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Rencontre entre une hôtesse de l'air remarquable et le militaire qui l'a sauvée

Rencontre entre une hôtesse de l'air remarquable et le militaire qui l'a sauvée

 

Un an après les attentats du 22 mars, l'hôtesse de l'air indienne Nidhi Chaphekar est de retour dans notre pays. Sa photo qui la montre blessée sur un banc de l'aéroport de Zaventem, a fait le tour du monde peu après les attentats. Le 27 mars, elle rencontrait le premier sergent Paul-Henri à Heverlee. Ce militaire était venu à son secours immédiatement après la seconde explosion. « Sans lui et sans le personnel de la Défense, je ne serais pas là aujourd'hui. »

« Je ressens un certain stress », dit Paul-Henri alors qu'il attend l'arrivée de Nidhi Chaphekar. Le premier sergent du Bataillon de Chasseurs à cheval (ISTAR) était l'un des 28 militaires en service à l'aéroport de Bruxelles le 22 mars. « J'étais de l'autre côté de l'aéroport. Après la première explosion, mes collègues et moi-même ne pensions pas à un attentat. Mais après la seconde, la gravité des événements était évidente et nous avons immédiatement réagi. »

« Je ne ressentais plus mes jambes »

L'entrevue entre Nidhi et Paul-Henri est très cordiale et faite de souvenirs partagés. « Lorsque la première bombe a explosé, je ne pensais pas non plus à un attentat », amorce Nidhi. « Je voyais tout le monde prendre la fuite dans une panique généralisée et j'ai fait de même. Lorsque j'ai tourné derrière un coin, la seconde bombe a explosé. Cette explosion m'a projeté à quelques mètres. Quand j'ai repris connaissance, j'ai appelé de l'aide car je ne ressentais plus mes jambes. »

À ce moment, Paul-Henri est arrivé dans le hall des départs. « Je suis arrivé près d'un autre blessé que j'ai tiré vers un mur », raconte Paul-Henri. « J'essayais ainsi de le mettre à l'abri au cas où quelque chose se produirait encore. J'ai ensuite aidé Nidhi à s'asseoir sur un banc. Tout s'est passé très vite et je suis allé directement à la rencontre d'autres blessés. »

Nouvelle opération

Nidhi se souvient encore très bien du moment où Paul-Henri est venu vers elle. « Il m'a soutenu fermement tout en tenant son arme pour être prêt à intervenir en cas de nécessité. Je lui ai demandé de me placer sur un banc. » Nidhi savait qu'elle serait probablement remarquée et prise en charge plus rapidement. Au total, elle passera 45 jours dans un hôpital belge, dont 22 dans un coma artificiel.

Un an plus tard, Nidhi n'a pas encore complètement récupéré. « Les médecins ont encore trouvé quelques morceaux de métal dans mon pied droit. Ils seront retirés avant que je retourne chez moi. » Elle porte toujours des gants afin de protéger ses mains brûlées. Cette femme au caractère bien trempé reste toutefois très positive dans la vie.

« Je suis extrêmement reconnaissante envers les militaires et la population belge pour la manière dont ils ont ouvert leur cœur. J'écris actuellement un livre et souhaite rencontrer toutes les personnes qui m'ont aidée. Je peux être ici aujourd'hui et rencontrer plein de gens merveilleux grâce aux efforts de Paul-Henri et d'autres de ses collègues. »