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L’engagement environnemental de la Défense

L’engagement environnemental de la Défense

 

Le 8 mars 2016, tous les coordinateurs environnementaux de la Défense se donnaient rendez-vous à Evere pour faire le point sur l'année 2015. Plus de 3 000 non-conformités résolues, des permis accordés dans les quartiers disséminés sur tout le territoire national, des exemples concrets ayant mené à la mise en conformité de certaines installations... L'heure était au bilan.

La Direction Générale Material Resources (DGMR), responsable de la matière environnementale pour l'ensemble de la Défense, a rédigé une charte signée par le chef de la Défense, par laquelle le Département " s'engage à limiter ou à éviter la charge environnementale de ses activités et installations ". Le Directeur Général a.i., le général-major Debaene, a profité de ce rassemblement pour insister sur l'importance de la sensibilisation des chefs de corps locaux aux aspects environnementaux en rappelant à tous les coordinateurs présents le rôle crucial qu'ils ont à jouer dans ce processus.

Acteurs de terrain

" La structure a été mise en place en 2005, explique l’adjudant-chef Erik Sainte du bureau coaching et contrôle au sein de la section Management de la DGMR et comporte trois niveaux. " Ainsi Erik travaille-t-il à l’état-major, le niveau qui développe la politique environnementale afin que la Défense soit en accord avec la legislation en vigueur.  "Bien entendu, s’il s’agit par exemple d’octroyer un permis pour installer une citerne de chauffage ou un stock de produits inflammables dans une unité de la Défense, nous comptons sur nos relais du deuxième niveau, c’est-à-dire les coordinateurs en environnement qui travaillent dans les Unités Techniques Environnementales (UTE) et leurs antennes. Ils sont répartis sur tout le territoire belge et gèrent les aspects environnementaux liés aux installations et activités sur base de la législation. Enfin, il ne faut pas oublier le maillon le plus proche de la réalité en unité et donc des aspects environnementaux qui la concerne, tient à spécifier l’adjudant-chef Sainte : nos conseillers en environnement ! Il y en a un dans chaque quartier de la Défense. "
Tous ces acteurs ont pour mission de veiller au grain et forment une chaîne au sein de laquelle l’environnement est géré tant top-down que bottom-up. " De l’état-major, on indique la politique à suivre au sein de la Défense mais nous sommes aussi parfaitement au courant de ce qui se passe sur le terrain, nous nous rendons parfois sur place ou, à l’inverse,  les coordinateurs assistent à des réunions chez nous. "

Tout pour l’environnement

Erik a une solide expérience en la matière puisqu’avant d’être dans le bureau des penseurs, il a côtoyé la nature au quotidien. Pendant plusieurs années, il a été coordinateur en environnement à Marche-en-Famenne, l’un des cinq camps que compte la Défense. " Ces domaines militaires sont des zones sensibles et protégées ; j’avais un job fantastique au contact des animaux et de la végétation. Avec des botanistes et ornithologues, je déterminais les moyens à mettre en œuvre pour protéger ou restaurer des habitats, je recensais les espèces, etc. "
Et le voilà à présent dans un bureau à Bruxelles…
" Le choc a plutôt été rude, c’est clair ! Quitter les forêts et les plaines d’un domaine naturel de 3 000 hectares dans lequel on passe 80% de son temps pour s’enfermer à longueur de journées, il a m’a fallu une période d’adaptation. " Que ce ne serait pas facile, Erik le savait, mais il voulait mettre son expérience au profit du rapprochement entre la théorie et la pratique. Aujourd’hui, ses conseils sont précieux tant aux théoriciens qu’aux acteurs de terrain, il comprend les uns et les autres et est un maillon précieux dans la chaîne environnementale de la Défense. Sans regrets donc…