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Un spécialiste en coulisses ...

Un spécialiste en coulisses ...

 

Le médecin lieutenant-colonel réserviste Paul Verrelst a effectué son service militaire en 1986 à l’hôpital militaire de Cologne. Aujourd’hui cardiologue, il consacre un peu de son temps au Centre des Grands Brûlés de Neder-Over-Heembeek (NOH). Une sommité dans son domaine. Voici son histoire.

Comment faites-vous pour consacrer du temps à la réserve ?

Du fait de ma formation de cardiologue notamment au Deutsche Herzzentrum Berlin, je n’ai pu m’engager activement dans la réserve qu’à un âge plus avancé. Parallèlement, j’ai pu acquérir quelques qualifications complémentaires telles que la médecine tropicale, un post-graduat en médecine de catastrophe et une formation en radioprotection. Actuellement, je travaille comme médecin indépendant à l’AZ Sint-Jan, à Bruges.

Je ne dispose guère de beaucoup de temps. C’est pourquoi, il m’est impératif de planifier mes engagements. En ce moment, je suis employé comme militaire de réserve au Centre des Grands Brûlés de Neder-Over-Heembeek. Quelques jours par an, il m’est possible de participer aux activités dans le quartier opératoire du Centre des Grands Brûlés. En outre, je prends activement part aux soins journaliers.

Entretemps, l’hôpital militaire et l’AZ Sint-Jan de Bruges travaillent en étroite collaboration en matière de prélèvement de peau chez les donneurs multi-organes. L’équipe professionnelle du Centre des Grands Brûlés vient prélever la peau des donneurs dans les salles d’opérations de Sint-Jan. Celle-ci est alors conservée à l’hôpital militaire.

Avez-vous effectué des missions à l’étranger ?

En 2005, jai eu la chance de pouvoir travailler dans une équipe chirurgicale à Sarajevo. En 2009, j’ai pu participer à l’exercice militaire Dassa au Bénin. Des missions de maximum deux semaines me sont acceptables. C’est principalement une question de coordination avec mes collègues chirurgiens.

Il est difficile de reporter des opérations planifiées. Les services de garde comportent deux semaines complètes sur trois. Heureusement que j’ai la chance d’avoir des collègues compréhensifs.

L’expérience m’a appris que le renseignement médical (Medical intelligence) revêt un aspect important lors des déploiements. Il est vital de savoir quels postes médicaux ou hôpitaux sont disponibles. Selon moi, un militaire de réserve doit également pouvoir rassembler des informations de ce type.

Qu’est-ce qui vous plaît à la Défense ?

Tout au long de ma carrière militaire, j’ai constaté que la Défense m’a apporté énormément de choses. Travailler de manière organisée, participer aux réunions d’état-major, se respecter mutuellement, collaborer et trouver des solutions n’en sont que quelques exemples. Si ma participation reste minime, inversement la Défense m’apporte une grande satisfaction.

J’ai eu une belle carrière et je souhaite encore m’investir comme sexagénaire, surtout qu’il y a une grande pénurie de médecins au sein de la Défense. J’aimerais poursuivre le partage de mon expertise.