-A A +A

Autres informations et services officiels: www.belgium.be

Tirs à balles réelles au Liban

Tirs à balles réelles au Liban

Les vagues de la mer Méditerranée s’échouent sur les rochers de la côte libanaise de Naqoura en lâchant des gouttelettes d’eau salée dans l’air et sous un soleil radieux. Soudain, au loin, des coups de feu claquent. Non, l’armée israélienne n’a pas traversé la frontière. Il s’agit de militaires belges qui effectuent leurs tests annuels de tirs de combat.

Dimanche matin, 25 mai, quelque soixante militaires ont pris la direction du stand de tir du quartier-général des troupes onusiennes de Naqoura. C’est là, qu’ils vont éprouver toute la journée leurs compétences de tireurs avec leur arme de poing Browning et leur arme standard, la carabine FNC.

Comme pour les tests sportifs, la visite médicale et les compétences de base, les épreuves de tirs représentent pour chaque militaire une évaluation annuelle. Celui qui n’y satisfait pas, ne peut en principe partir en mission à l’étranger. Maintenant qu’ils sont déployés pour quelques mois au Liban, les Belges veillent à respecter ce cadre défini.

Sous la conduite de deux moniteurs de tir, des collègues ayant suivi une formation spécifique en Belgique, les militaires s’exercent en vue du test final. L’un de ces moniteurs a 23 ans. C’est le sergent Robbe De Lille. Il est du 11e Bataillon de Génie de Burcht : « L’objectif est la réussite de leurs tests de tirs. Voilà pourquoi nous faisons attention à ce que leurs drills soient correctement effectués, de sorte que la sécurité ne soit pas compromise. Et si nécessaire, nous leur envoyons nos collègues. »

Divers tests de tir doivent être menés à bien pour la fin de la journée. Sans quoi les militaires risquent de perdre, dans un avenir proche, leur droit de port d’arme. Pour un soldat, la chose n’est évidemment pas souhaitable. Mais aujourd’hui, ce ne sera pas le cas.

Chacun atteint ses cibles, sous l’œil approbateur du sergent De Lille et de ses collègues. Dès les tests effectués et le matériel emporté, les militaires regagnent le camp d’At-Tiri, parés aujourd’hui et prêts pour la prochaine mission.