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Sommet Otan : sécurité des réseaux et budgets de Défense nationale

Sommet Otan : sécurité des réseaux et budgets de Défense nationale

Des équipes d'intervention rapides qui sécurisent les réseaux informatiques de l'Otan. Les budgets de Défense qui n'augmentent pas mais qui grandissent si notre économie se rétablit. Une meilleure collaboration pour parer aux manquements de capacités de l'Otan. Ce sont les conclusions des 28 ministres de Défense après une première journée de réunion pendant le sommet qui a pris place ce 4 et 5 juin 2013 dans le quartier général de l'Otan à Evere.

Pour la première fois, les sujets de la cyber defence et de la protection des réseaux informatiques se trouvaient à l'agenda des ministres de Défense de l'Otan. « En 2013, l'Otan a dû faire face à 2.500 cyber attaques », raconte le secrétaire général Anders Fogh Rasmussen. « Les cyber attaques ne s'arrêtent pas à nos frontières, notre système de défense doit donc aussi s'adapter ».

C'est pour cela que les ministres de Défense ont aujourd'hui établit un plan sur les manières de combattre ce phénomène. Des équipes d'intervention rapides doivent être prêtes à l'automne prochain pour parer aux attaques contre le réseau de l'Otan. Dans une deuxième phase, les ministres de Défense veulent lors du prochain sommet aller plus loin dans ce domaine et voir comment aider un pays qui connait une cyber attaque. « Nos forces sont aussi grandes que nos faiblesses », explique le patron de l'Otan, Rasmussen. « C'est considéré comme une menace globale et au sein de l'Otan nous venons d'y apporter une réponse », explique notre ministre de la Défense Pieter De Crem pendant l'émission « De Morgen » sur Radio 1. « Mais la question est : et si des cyber attaques touchaient des cibles civiles comme des équipements énergétiques ou hydrauliques ou encore des hôpitaux sous responsabilité militaire ? De par la présence d'institutions comme l'Otan ou l'Union Européenne, la Belgique peut être une cible séduisante pour des personnes malintentionnées. Et c'est pour cela que nous devons nous tenir prêts mais aussi investir dans des moyens et du personnel capables de bloquer ces cyber attaques », conclut le ministre De Crem.

Les ministres de Défense ont également évoqué le manque de capacités de l'Otan comme par exemple le refueling des avions par les airs, la reconnaissance, la recherche et la protection de nos renseignements. « Les budgets de défense diminuent et les coûts pour des capacités modernes augmentent », analyse le secrétaire général. « Il y a un déséquilibre entre ce que nous avons et ce dont nous avons besoin. Mais aussi la charge que les Etats-Unis et les pays européens portent n'est pas équilibrée. Nous devons donc mieux et plus intelligemment collaborer et donc optimaliser nos budgets ».

« La Belgique est un bon élève », explique le ministre De Crem. « Afghanistan, Libye,... la Belgique participe à tous les conflits nécessitant un maintien de la paix. L'Otan demande de rassembler nos moyens. Au sommet de Gand en 2010, j'étais déjà pour la canalisation et le partage ou dans notre jargon, le pooling and sharing. À l'avenir les investissements y joueront un rôle important et je trouve stimulant de pouvoir travailler dans le sens déjà exprimé à l'époque à Gand ».