-A A +A

Autres informations et services officiels: www.belgium.be

Silent Watch : gardiens de la mer du Nord

Silent Watch : gardiens de la mer du Nord

 

Chaque jour, de septembre à fin octobre, un B-Hunter (Unmanned Aerial Vehicle, UAV) décolle de la base de Coxyde. Une équipe de l'escadrille 80 UAV est aux commandes. Ils aident le Centre d'Information Maritime (CIM) dans leur traque des pollueurs et autres trafiquants illégaux dans notre mer du Nord.

Deux conteneurs et une rangée de générateurs sont installés le long de la piste d'atterrissage de la base aérienne de Coxyde. Dans les conteneurs verts, un trinôme se concentre sur les écrans alors qu'une imagerie radar affiche le trafic marin et que la caméra de l'UAV envoie des images en direct.

« Nous nous concentrons principalement sur la zone où les navires jettent l'ancre avant d'entrer dans le port », raconte le commandant de détachement le capitaine Jonathan Bortolini. « De là, notre B-Hunter mène des missions sur toute la zone économique exclusive de la Belgique en mer du Nord. » Cette mission est déléguée à l'appareil par le CIM, le centre névralgique de la garde côtière belge.

C'est déjà la cinquième année que l'escadrille 80 UAV épaule le CIM. Tant au printemps qu'à l'automne, ils sont à l'affût de traces de pollution que les porte-conteneurs ou les navires de pêche auraient déversée. Le protocole d'accord que la Défense a conclu avec le SPF Environnement en 2008 est à la base de cette collaboration. Les UAV volent une centaine d'heures par an pour le CIM.

« Les appareils sans pilote sont un fameux atout pour nous », déclare le premier maître-chef Charles Dusausoit, opérateur CIM. « On vient encore de remarquer un bateau de pêche sans signalisation. Nous avons donc envoyé le B-Hunter pour le survoler et l'identifier visuellement. Nous sommes capables, depuis 2000 m d'altitude, d'observer et identifier sans devoir envoyer des équipages en mer. Cela nous épargne beaucoup de temps et c'est d'autant plus sécurisant. »

Il y a cependant encore d'autres avantages à utiliser les UAV, d'après le capitaine Bortolini. « L'appareil peut tenir au total dix heures dans le ciel et garder le focus sur un objectif précis durant huit heures. Sans compter qu'ils peuvent travailler autant de jour que de nuit. »

Fin octobre, l'escadrille 80 UAV retournera dans sa base de Florennes. Elle sera de retour en mer du Nord au printemps prochain avec ses veilleurs discrets pour la préserver des pratiques illégales.