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Ringo Strike fait mouche

Ringo Strike fait mouche

 

Du 21 au 23 juin, des équipes de mortiers s’entraînaient avec des pilotes de chasse à Elsenborn. L’exercice, appelé Ringo Strike, cadre avec la formation des nouveaux JTAC, mieux connus sous le nom de joint terminal attack controller (JTAC) dans le jargon militaire. Ils sont qualifiés pour guider du sol, un appui aérien ou terrestre vers un objectif.

‘’Fire, over’’, crie l’observateur avancé à la radio. Il accompagne le JTAC. À cinq kilomètres de là, ces simples mots suffisent aux militaires du Bataillon Artillerie pour qu’ils rechargent leurs mortiers 120 mm. Après une trentaine de secondes, JTAC et observateur avancé constatent l’impact du projectile près de la cible.  

« À présent, mon travail est de garder l’avion hors de la zone dangereuse ou hors d’atteinte des mortiers », explique Tom, encore élève JTAC. « Après l’impact du projectile, je peux donner des instructions au pilote afin qu’il atteigne sa cible. Je suis fier de pouvoir devenir JTAC car on peut faire changer le cours d’une opération en fournissant un appui feu aux troupes terrestres. »

Pendant l’exercice Ringo Strike, les élèves ont déjà suivi trois quarts de leur formation. Les exercices faciles cèdent la place à des exercices plus complexes.

Il y a trois zones d’exercice qui confrontent les élèves à différents scénarios. Tom est en train de travailler dans la zone d’exercice Hellboy, où il doit combiner tirs de mortier réels et appuis aériens. Un deuxième groupe évolue entre les bâtiments du camp d’Elsenborn. Dans cette zone urbaine, ses membres doivent tenir compte d’une foule d’obstacles tout en renseignant la cible avec grande précision au pilote les survolant. Le dernier exercice place le JTAC dans une colonne de véhicules. Dans ce cas, toute la difficulté réside dans le fait de se coordonner avec le commandant d’unité.

Tom est l’un des trois Belges qui suit la formation avec cinq Néerlandais. Cette collaboration binationale existe depuis 1999. Elle fait suite à un manque de ressources. La formation nécessite de nombreuses heures de vol de nos avions de chasse avec, de plus, un nombre d’instructeurs limité. Une collaboration n’est pas qu’avantageuse. Elle est aussi logique car tous les JTAC et les pilotes parlent une même langue cryptée au sein de l’OTAN.