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Reconnaissance avant déminage à Chypre

Reconnaissance avant déminage à Chypre

Trois militaires belges de BELUFIL, la mission de déminage au Liban, partiront bientôt en mission de reconnaissance à Chypre. La mission de l'ONU au Liban se renseigne pour savoir si elle peut fournir un appui à une nouvelle mission de déminage sur l'île gréco-turque.

« Nous allons reconnaître quatre champs de mines ainsi que des chemins de patrouille dans la zone tampon entre la partie grecque et turque de Chypre », explique le lieutenant-colonel Johan Drossart. Il est le commandant de BELUFIL, le contingent belgo-luxembourgeois situé au Liban et conduira l'équipe de reconnaissance. Cette équipe compte 8 civils et militaires de nationalités belge et italienne pour la plupart, a confirmé un porte-parole lors d'un point presse du cabinet du ministre de la Défense ce vendredi 5 juillet 2013.

La question d'une nouvelle mission de déminage vient de la force de paix de l'ONU située à Chypre (UNIFICYP pour United Nations Peacekeeping Force in Cyprus).

UNIFIL, la force de l'ONU au Liban, a déjà envoyé cette demande d'appui pour approbation au quartier général de l'Organisation à New York. Que BELUFIL soit sollicitée pour conduire cette mission de reconnaissance est une belle gratitude envers son expertise dans ce domaine.

Après les violences qui ont éclatées entre les habitants grecs et turcs en 1964, ces derniers ont proclamé après une invasion l'indépendance de la République turque de Chypre du Nord. Depuis, l'île est divisée en deux pays. Pour surveiller la zone tampon, une force de paix de l'ONU (UNIFICYP ou United Nations Peacekeeping Force in Cyprus) a été mise en place.

Aujourd'hui, l'UNFICYP a encore un mandat pour prévenir de nouveaux combats et contribuer à la restauration de l'ordre public et des conditions de vie normales. Et cela passe principalement par la surveillance de la Ligne Verte, zone tampon entre la Garde Nationale Chypriote et l'armée turco-chypriote.

« Il y a deux ans le programme de déminage a été stoppé à Chypre », poursuit le colonel. « À l'époque tous les domaines demandés par les deux parties ont été déminés. Mais il subsiste encore apparemment deux terrains avec quatre champs de mines à nettoyer. Avec cette mission de reconnaissance, nous voulons tout d'abord faire une estimation correcte de l'aide demandée. UNIFIL pourra ensuite évaluer si la mission de l'ONU peut aider Chypre. »

La mission de reconnaissance durera une dizaine de jours. La date précise du départ de l'équipe est encore inconnue.