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Protéger le ciel et bien plus encore

Protéger le ciel et bien plus encore

 

Depuis le 7 janvier, quatre F16 et quelque cinquante de nos militaires assurent la mission OTAN de surveillance commune de l'espace aérien des États baltes. Une mission traditionnelle que la Belgique mène avec beaucoup d'ambition depuis la base estonienne d'Ämari.

La mission du détachement belge est la même que celle que la Belgique a assuré en Lituanie ou en Pologne dans le cadre de l'Enhanced Air Policing Mission, mission étendue de protection de l'espace aérien des pays baltes. La même également qu'elle mène sur son propre territoire : assurer le décollage de deux chasseurs bombardiers en moins de quinze minutes pour procéder à une interception en cas d'intrusion aérienne.

« Jusqu'à présent, nous avons été au-delà de nos objectifs car, de jour, nous sommes capables de décoller en 6 à 7 minutes », précise le commandant aviateur Davy Blancquaert, chef du détachement belge. « Nous disposons de quatre F16 opérationnels pendant 99% du temps. Le personnel travaille admirablement bien. »

En tant que pays hôte, l'Estonie apporte un appui aux détachements OTAN déployés sur leur base, notamment avec leurs contrôleurs aériens. La Belgique a d'emblée élargi cette coopération en saisissant des opportunités comme l'entraînement aux interceptions avec des avions estoniens. Les Antonov An-2 et L-39 Albatros sont beaucoup plus lents que nos chasseurs bombardiers. Pilotes belges et contrôleurs aériens estoniens avaient ainsi une opportunité d'entraînement unique.

« Nous procédons parfois à ce genre d'interception en Belgique avec les Alpha Jet qui sont déjà beaucoup plus lents que les F16 », poursuit Davy Blancquaert. « Mais ici, nous avions l'occasion de faire différentes manœuvres avec parfois trois F16 en formation contre deux Albatros. »

Du côté estonien, ce genre de situation sert à l'instruction des contrôleurs, notamment ceux du poste avancé de Control and Reporting, formés par des experts du Control and Reporting Center (CRC) de Glons. « Deux élèves estoniens sont en formation chez nous depuis un an », explique le sous-lieutenant Yves A., contrôleur à Glons. « Ici, nous familiarisons un futur entraîneur à différentes techniques afin que l'unité de surveillance aérienne de la base soit au top des compétences et des standards OTAN. »

En deux mois, les deux nations ont tissé des liens de qualité et poursuivront probablement leur collaboration à l'avenir. Ce mercredi 9 mars, un second détachement belge prendra la relève pour deux nouveaux mois avant de céder sa place au Royaume-Uni.