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Prisonniers politiques et ethniques commémorés au fort de Breendonk

Prisonniers politiques et ethniques commémorés au fort de Breendonk

 

Le 72e pèlerinage dédié aux anciens prisonniers du fort de Breendonk, mémorial belge du système concentrationnaire nazi, était organisé le mercredi 21 septembre. Outre les « anciens », il réunissait des représentants des hautes autorités belges, dont le ministre de tutelle du mémorial, le ministre de la Défense Steven Vandeput.

« Ce lieu doit rester un symbole vivace de ce qu’ont vécu les prisonniers politiques, ici et ailleurs. » Le discours d’ouverture du lieutenant général en retraite Baudouin Somers, président du mémorial, se voulait éloquent. Le travail de mémoire étant plus que jamais nécessaire à la construction de notre avenir, il a également rappelé le rôle éducatif important de cette ancienne prison nazie transformée en musée.

Le ministre de la Défense chargé de la fonction publique Steven Vandeput, le représentant du roi, le chef de la Défense mais également des représentants de la Chambre et du Sénat ainsi que diverses personnalités diplomatiques ont participé à cette cérémonie avec plusieurs amicales et associations patriotiques. Une fois la flamme du souvenir ravivée à l’aide d’un flambeau provenant de la tombe du Soldat inconnu, chacun a déposé une gerbe de fleurs en souvenir des persécutions nazies.

Après avoir capitulé sous les bombardements de l’armée allemande en 1914 et avoir servi brièvement de Grand Quartier Général de l’Armée belge en 1940, le fort de Breendonk est devenu une prison politique nazie de 1940 à 1944. Il fut le seul camp de concentration nazi sur le territoire belge. Quelque 3 500 personnes y ont été détenues pour être ensuite déportées vers Dachau et Auschwitz. Plusieurs centaines sont mortes dans le fort.

Le premier pèlerinage en l’honneur des détenus de Breendonk et des prisonniers politiques et ethniques de la Seconde Guerre mondiale a lieu le 24 septembre 1944. Devenu une prison de l’État belge un mois plus tard, une loi est votée en 1947 qui voit le fort transformé en mémorial. Elle fixe ses missions, dont le fait « de prendre toutes les mesures utiles pour que le souvenir du fort de Breendonk ainsi que les événements qui s’y sont déroulés, demeurent vivants dans l’esprit de la Nation, stimulent son esprit civique et favorisent l’éducation patriotique de la jeunesse. »

Edmond Eycken, président de la Confédération nationale des prisonniers politiques, conclut par un message adressé aux jeunes générations : « Vous avez l’immense bonheur de vivre dans un État de droit. Sachez l’apprécier et le préserver. N’oubliez pas le passé, il en va de votre avenir. »