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Plaisirs d’hiver sous haute surveillance

Plaisirs d’hiver sous haute surveillance

 

Le 26 novembre, le niveau de menace à Bruxelles descendait de 4 à 3. Une partie de nos militaires restent cependant à leur poste. Sous le nom de Vigilant Guardian, ils poursuivent la sécurisation des lieux sensibles dans tout le pays. Il en va aussi du marché de Noël bruxellois « Plaisirs d'hiver » qui, à l'approche des fêtes, attire beaucoup de monde.

Sous la grande roue de la place Sainte-Catherine à Bruxelles, deux militaires sont de faction. Ils sont bien armés et portent des gilets pare-éclats mais leurs visages sont sympathiques. Pendant qu'ils patrouillent sur le marché, ils échangent sourires et hochements de tête.

« Nous sommes agréablement surpris par les réactions positives de la population », affirme le premier sergent Michaël après qu'un homme plus âgé l'ait abordé et remercié. « On nous propose régulièrement du chocolat chaud ou du café. Après les nombreuses opérations à l'étranger, nous sommes à présent visibles pour eux. Cela procure une intense satisfaction de pouvoir être au service de la population et de la police dans notre pays. »

La coopération avec les services de police est encore récente mais se déroule sans trop de problèmes. Lors des patrouilles, les militaires informent leurs collègues de la police quant aux choses suspectes ou remarquées. Cela va d'un véhicule mal garé à une personne que l'on remarque parce qu'elle visite plusieurs fois le marché de Noël. Ils échangent toutes les informations qui pourraient faire l'objet d'un suivi.

L'adjudant-major Christian est adjudant de corps et officier de liaison avec la police. « La coopération fonctionne très bien », dit-il. « Nous pouvons compter les uns sur les autres. En outre, les policiers sont très contents de l'appui que nous fournissons. Ils peuvent ainsi se concentrer davantage sur leurs tâches quotidiennes. »

Des armes, un casque et un gilet pare-éclats représentent l'équipement du militaire patrouilleur. Dans l'ensemble, il n'est pas évident de patrouiller pendant quelques heures. La mission n'est pas physiquement éprouvante mais elle l'est mentalement.

« La plupart de nos hommes ont acquis de l'expérience en Afghanistan et dans les Balkans », explique l'adjudant de corps Christian. « Ils sont suffisamment entraînés à dormir peu et à assurer leurs missions dans des conditions difficiles. Mentalement, cela reste éprouvant d'être en permanence sur la brèche et ce, certainement en des endroits constamment occupés. Mais nos militaires sont extrêmement motivés et se sentent responsables pour mener leur mission à bien. »