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Nouvelle installation pour munitions toxiques

Nouvelle installation pour munitions toxiques

 

Le 19 avril dernier, le ministre de la Défense Steven Vandeput inaugurait la nouvelle chambre de détonation statique du Service d'Enlèvement et de Destruction d'Engins Explosifs (SEDEE) à Poelkapelle. L'ancienne installation qui démantelait le matériel de guerre contenant des produits chimiques liquides était devenue inutilisable suite à une explosion accidentelle survenue en 2012. Le remplacement de celle-ci s'avérait donc nécessaire.

L'héritage de la Première Guerre mondiale a laissé bon nombre d'engins non explosés dans le Westhoek. Chaque année, on y enlève encore entre 150 et 200 tonnes de munitions. Certaines contiennent du gaz de combat.

« La Belgique a un problème spécifique mais nous disposons maintenant d'une installation personnalisée, construite par la société suédoise Dynasafe », explique l'adjudant-chef Michel Ombelets, responsable de l'équipement auprès de la Direction Générale Material Resources (DG MR) de la Défense.

Dans l'ancien système, les liquides chimiques étaient versés manuellement dans des réservoirs. Ce qui représentait de gros risques. La nouvelle installation permet aux opérateurs de tout contrôler à distance et de protéger davantage le personnel, le matériel et l'environnement.

La munition arrive par ascenseur dans une chambre de détonation statique. Cette dernière est chauffée électriquement à des températures allant de 550 à 600 degrés Celsius. La munition détone et les gaz libérés brûlent partiellement. Le gaz restant passe par un Off Gas Treatment (traitement des résidus gazeux) et une série de filtres. À la fin du processus, l'air sortant de la cheminée répond aux normes environnementales.

Exclusivité pour le SEDEE

Le Westhoek abrite bon nombre de munitions non explosées ou EOD (Explosive Ordnance Disposal) qui ont été tirées pendant la guerre sans exploser. Leur collecte est une tâche exclusive du SEDEE et leur manipulation ne peut se faire que par du personnel expérimenté. Les démineurs du SEDEE peuvent parfaitement évaluer les dangers que représentent le transport ou la manutention. « Il existe de par le monde des entreprises civiles qui détruisent également des munitions », précise Ombelets, « mais il s'agit généralement de munitions classiques n'ayant jamais été utilisées et dépourvues, dans la plupart des cas, d'un mécanisme de détonation. »