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The next generation of Mine Counter Measure ; pionnier en prospection

The next generation of Mine Counter Measure ; pionnier en prospection

 

À l'initiative de la Défense belge, quatre firmes ont présenté, lors des Mine Countermeasure Trials (MCM Trials) de septembre, leur système autonome de lutte contre les mines. D'ici 10 ans, la capacité antimines actuelle de la marine belge aura atteint la fin de son cycle de vie. Dans le cadre du programme de remplacement de celles-ci, DGMR Sys-N (Division Système de la Composante Marine) étudie dès maintenant les différentes technologies possibles pour remplacer nos plates-formes actuelles habitées par d'autres systèmes de surface ou sous-marins autonomes.

Le temps est compté

Les firmes disposent de douze heures afin de détecter les différentes mines d'exercice positionnées au préalable dans une zone bien délimitée de la mer du Nord. Pendant ces essais, un analyste du Nato Centre for Maritime Research Experimentation (CMRE) se trouve à bord. Le CMRE est un centre de recherche impartial qui est spécialisé dans l'analyse des données sous-marines acoustiques. Chaque firme doit lui remettre les données collectées dans le temps imparti. Le CMRE a été engagé directement par la marine sans intermédiaire. "À ma connaissance, c'est la première fois qu'une marine invite des firmes pour une démonstration de leurs technologies et que le CMRE est engagé pour l'analyse", explique l'analyste Christopher Strode. Afin d'obtenir une vue complète de la puissance des systèmes, ces données de la zone sont comparées à l'issue des tests avec celles que la marine belge a préalablement mesurées dans les mêmes conditions. Le résultat reste propriété de la Défense mais les firmes reçoivent un rapport sur l'évaluation de leurs systèmes pour éventuellement les adapter et pouvoir négocier lors du futur processus d'acquisition. Les essais ne servent pas à faire une sélection mais bien à évaluer les possibilités offertes par les différentes technologies.

Établir la confiance au Stand-off MCM

Lors d'une étude de l’OTAN dans les années 90, on a recherché quels étaient les défauts majeurs dans les systèmes existants. Étonnamment , il a été constaté que plus la distance entre les senseurs de détection et la mine diminuait, plus la difficulté à les détecter augmentait. D’après le concept belgo-néerlandais Next Generation, les senseurs devront dans le futur être désaccouplés de leur plate-forme de lancement afin de pouvoir intervenir plus vite, de manière plus efficiente et plus sûre. C’est seulement ainsi que l'on éloigne plus rapidement les hommes et la plate-forme de la menace (la mine). “En ce qui concerne ce concept Stand-off, nous avons eu un bel échantillon de techniques ”, ajoute le capitaine de corvette Yvo Yaenen. La plate-forme de contrôle dirigeait une sorte de drone de surface jusqu’à une distance de 15 milles et ceci avec une transmission automatique des données d'observation en temps réel. “C’était le développement que nous espérions voir”, précise Yvo. Les low cost logistics constituent un autre aspect particulier. Certains développements peuvent être embarqués sur n’importe quelle plate-forme comme un patrouilleur voire même une frégate. Vu le manque de personnel, cette évolution cadre bien avec les perspectives d'avenir de la Défense.

Les essais se terminaient par un Technology & Industry day dans le port de Zeebruges où des firmes spécialisées et des marines OTAN et européennes pouvaient suivre quelques exposés et démonstrations concernant l'avenir de la chasse aux mines. En juin 2017, une deuxième session sera organisée. Elle a déjà suscité l'intérêt d'une dizaine de firmes.