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Mouvements contrôlés à Beyrouth

Mouvements contrôlés à Beyrouth

 

Lundi 14 avril, aéroport de Beyrouth. Sous le soleil printanier du Liban et ses 23 degrés, l’adjudant Jessy Genouw et le 1er sergent Jean Van Emden sont en pleine action. En tant que personnel du Movement Control Group (MCG), ils sont responsables de l’importation et de l’exportation de matériel en provenance de Belgique vers la zone opérationnelle au Liban.

Avec plus de 25 autres militaires d’At Tiri, ils descendent vers Beyrouth. Car ce n’est pas seulement du matériel qui doit partir vers la Belgique, un avion-cargo militaire C-130 atterrit avec du matériel, mais aussi avec du courrier très attendu à destination des soldats. Une équipe de reconnaissance de 16 personnes de Bruxelles arrive également pour rendre visite aux militaires au Liban. L’équipe reprendra, en juin, les tâches du détachement actuel BELUFIL 14-02.

L’objectif est clair : tant le matériel que les visiteurs doivent arriver sains et saufs le soir même à At-Tiri. Cela demande une bonne organisation qui démarre déjà sur la piste d’atterrissage de Beyrouth. « Tout d’abord, nous arrimons le matériel qui part du Liban vers la Belgique, avant de le charger dans le C-130 », explique l’adjudant Jessy Genouw. Une dizaine de soldats travaillent assidûment sous son commandement, pendant que son collègue parlemente avec les autorités locales.

« Quand tout est prêt pour le départ vers la Belgique, nous sortons le matériel qui nous est destiné hors du C-130 », raconte le 1er sergent Jean Van Emden. « Quand c’est fait, nous chargeons le cargo dans les véhicules qui nous amènent à notre camp à At-Tiri », conclut gaiement  le militaire.

Des militaires roulent çà et là avec des chariots élévateurs pendant que d’autres s’occupent du chargement et déchargement à d’autres endroits. Mais au final, en à peine deux heures, le travail est terminé. Entretemps, les membres de l’équipe de reconnaissance venant de Belgique ont été emmenés en lieux sûrs, à proximité de l’aéroport. Sur place, ils ont reçu leur armement et des instructions pour leurs courts séjours au Liban. Quand tout le monde est finalement prêt, le commandant de l’escorte donne le signal du départ.

Au crépuscule, la colonne file loin de l’aéroport de Beyrouth vers le camp militaire d’At-Tiri. Dans le rétroviseur, on aperçoit encore l’ombre du C-130 qui est déjà parti vers l’Ouest, direction la Belgique et le soleil couchant.