-A A +A

Autres informations et services officiels: www.belgium.be

Mission accomplie pour la Louise-Marie

Mission accomplie pour la Louise-Marie

 

Du 12 au 28 juillet 2017, la frégate Louise-Marie a contribué à « cartographier » davantage les réseaux de traite d'êtres humains et autres trafiquants d’armes sévissant entre la Libye et l'Italie. Raison pour laquelle, la Belgique prenait part à l'opération Sophia pour la troisième fois avec des navires alliés européens.

« Les contrebandiers restent à terre », explique Guy Schotte, commandant de la Louise-Marie. « En mer, nous controns donc des petits criminels. Grâce à des échanges avec les migrants et la récupération de numéros de téléphone, nous recoupons certaines identités. Cela nous permet d’avoir une meilleure idée de leur manière d’opérer. »

L'opération entière qui va de la recherche de bateaux à l’acheminement de noyés vers la terre ferme, est une tâche gigantesque. Il y a également plusieurs navires et même des avions de forces navales européennes actifs simultanément. Grâce à l'hélicoptère embarqué Alouette III, la Louise-Marie peut mener des recherches dans un plus large périmètre.

Au cours de cette mission, la Louise-Marie était à nouveau confrontée à des cas de noyade. Le 29 juin dernier, la frégate sauvait 118 migrants près de la côte libyenne. Grâce à la collaboration d'autres navires, son équipage pouvait les transférer assez rapidement.

Les commentaires cyniques de la presse suscitent l’incompréhension de l’équipage. « Sauver des gens en détresse est un devoir pour chaque marin et également une réaction humaine fondamentale », s’indigne le commandant Schotte. « La plupart ont, à première vue, l’air bien mais lorsqu’on y regarde de plus près, on comprend qu’ils ont eu de la chance d’être récupérés. En effet, certains n’auraient pas survécu au voyage.
Lorsque vous voyez quelqu'un avec des brûlures au troisième degré tituber sur le pont ou un bébé déshydraté depuis quelques jours, cela nous touche tous. »

À bord, le personnel médical est également débordé au cours de ces opérations de sauvetage. Les migrants semblent parler régulièrement à l'aumônier. Pendant le voyage, tant ce dernier que l’équipe médicale se soucient de la santé physique et mentale de l'équipage. Le sport y contribue également malgré l'espace confiné du navire.