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« L’objectif est de permettre aux Maliens de prendre leur formation en main »

« L’objectif est de permettre aux Maliens de prendre leur formation en main »

 

Depuis 2013, la Belgique participe activement à la mission européenne de formation au Mali (EUTM Mali). Depuis juillet 2016, la Défense belge est également à la tête de cette mission forte de 575 militaires. L’Education and Training Task Force (ETTF), cantonnée à Koulikoro, estl'un des piliers sur lesquels elle repose.

« La tâche principale de l’ETTF est de former les forces maliennes à différents niveaux : individuel, peloton et compagnie », précise le colonel Erik Norga, commandant de l’ETTF. « Ici, nous fonctionnons selon deux grandes structures. L’équipe Leadership and Education concentre ses activités sur le leadership et sa méthodologie destinés aux commandants de compagnie. La Mobile Training Task Force enseigne, quant à elle, les procédures tactiques aux forces armées maliennes. »

Depuis 2013, quelque neuf mille militaires sont déjà passés dans le centre de formation de l’EUTM à Koulikoro. Selon le général de brigade Peter Devogelaere, commandant de la mission : « Nous avons formé la grande majorité au cours des deux premiers mandats. Pendant cette période, les Battle groups se succédaient à Koulikoro, soit environ six cents militaires par cycle de formation. »

Durant l’actuel troisième mandat les cours se sont plus spécialisés et sont davantage ciblés. L’EUTM se focalise à présent sur la formation des instructeurs maliens. Suivant le concept train the trainer, des instructeurs maliens prennent la direction des opérations en transmettant eux-mêmes leur savoir.

Des instructeurs provenant de 24 pays dispensent des cours au centre de formation de Koulikoro. Ils travaillent tous selon la même doctrine de l'OTAN. Certaines nuances nationales pourraient toutefois s’immiscer dans les tactiques et ainsi constituer un danger. « C'est effectivement parfois difficile », explique Louise, une instructrice britannique. « Afin d’y remédier, les instructeurs se réunissent régulièrement pour discuter des procédures tactiques à enseigner aux Maliens. Tout est ainsi clairement défini afin de ne pas perturber ces militaires lorsque nous leur donnons cours. »

Cette approche semble fonctionner. « Notre mandat ne nous permet pas de suivre les unités formées sur le terrain », stipule le colonel Norga. « Nous pouvons toutefois affirmer que les forces armées qui ont suivi une formation ici ont un niveau supérieur à la moyenne des soldats maliens. En outre, nous n’avons pas encore reçu de rapports précisant que nos unités dans le nord effectuaient de mauvaises prestations. »