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Les militaires belges quittent le Liban

Les militaires belges quittent le Liban

 

Le 10 décembre, le détachement belge retirait officiellement son drapeau au sud du Liban. Cela se passait au camp onusien français d’At-Tiri, en présence du ministre de la Défense, Steven Vandeput. Ce geste marque la fin de huit ans d’opérations belges de déminage au Liban par les Belgian-Luxembourg Forces in Lebanon (BELUFIL).

« Nous sommes peinés de devoir quitter ce pays, surtout lorsqu’on regarde le travail accompli ici », explique le lieutenant-colonel Eric Carette, commandant du contingent belge au Liban. « Nous avons parcouru un long chemin. »

Les chiffres le démontrent : en huit ans, l’armée belge a nettoyé une superficie de plus d’un kilomètre carré et demi. Le personnel a ainsi découvert et détruit 15 000 mines et autres explosifs. Cela représente près de 40% de l’ensemble du déminage effectué par l’UNIFIL, la force des Nations Unies au Liban.

Alors pourquoi stopper cette mission si fructueuse ? Selon le ministre Vandeput : « Notre mission est terminée à 99%. » Celle-ci visait à marquer la Blue Line, la ligne de démarcation entre Israël et le Liban, fixée par les Nations Unies. Cette frontière se trouvait dans une zone jonchée de mines et d’agglomérats de munitions.

« À peu près tous les blue points reconnus ou points marquants sur cette ligne sont enregistrés et les accès sont sécurisés », poursuit le ministre. « Les objectifs belges sont atteints et nos soldats peuvent rentrer chez eux. » Les membres de la commission de Défense se sont également déplacés vers le Liban pour constater les résultats de la mission.

Déminer était la tâche principale des Belges au Liban, mais ils ont également effectué du travail humanitaire en construisant des ponts et en montant un hôpital de campagne. Après son démontage, la Défense investissait deux millions d’euros dans la rénovation d’un hôpital local à Tibnin. La Marine était également très active. En 2009, la frégate Leopold I menait une opération de patrouille pour le compte de l’ONU, au large de la côte libanaise.

Quatre militaires décédaient lors de cette opération ONU au Liban. Trois d’entre eux devaient perdre la vie dans un accident de la route lors d’une patrouille, un quatrième en essayant de neutraliser une sous-munition. Ils ont été commémorés par le ministre Vandeput au monument érigé à leur intention.                  

La majeure partie du détachement rentrera le 18 décembre. Le redéploiement devra être achevé pour le 22 décembre et les derniers militaires rejoindront alors la Belgique avec leur matériel.