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Les F-16 belges reprennent le flambeau

Les F-16 belges reprennent le flambeau

 

« Après un an, les joyaux de la Composante Air belge retrouvent la base aérienne qui abrite la coalition engagée dans une lutte contre DAESH », nous explique le général-major aviateur Frederik Vansina, commandant de la Composante Air. Il était présent lorsque le détachement néerlandais passait le commandement aux Belges le 28 juin dernier.   

L’opération Inherent Resolve englobe la lutte contre DAESH qu’a engagée la coalition dirigée par les États-Unis depuis septembre 2014 au Moyen-Orient. Dès le départ, Belges et Néerlandais ont uni leurs forces pour contribuer à l’appui aérien de la coalition. La Défense belge a baptisé son intervention « Opération Desert Falcon (ODF) ».   

Les Belges et les Néerlandais jouent à saute-mouton quant à leur collaboration. Pendant que les uns se concentrent sur les missions des avions de chasse, les autres s’occupent de la sécurité du détachement dans l’aéroport. Dès juin 2015, les Belges étaient responsables de la protection des troupes du détachement de F-16 néerlandais. Mais le 28 juin, la reprise avait officiellement lieu.  

Lors d’une cérémonie et sous l’œil bienveillant du général- major aviateur Vansina, le commandant du détachement néerlandais a remercié ses gens ainsi que les troupes belges de protection pour leur participation. Cette façon de coopérer est unique au sein de la coalition. Mais comment s’opère-t-elle ? Et qu’attend-on de nos F-16 dans les années à venir ? Jetons un regard sur le passé, le présent et l’avenir de l’opération Desert Falcon avec le général-major aviateur Vansina  

Nos F-16 ont décollé lundi de Kleine-Brogel et ils pourront déjà entamer leur premier exercice opérationnel le 30 juin. Comment un tel transfert peut-il s’opérer aussi rapidement ?  

« La collaboration entre la Composante Air et nos voisins nordiques de la Force Aérienne néerlandaise se passe très bien. Les exercices internationaux et les opérations ont tissé des liens de confiance au fil des années. À tel point que nous confions la sécurité de notre détachement F-16 à la protection de troupes néerlandaises sans hésiter. Outre cela et grâce au concept Train together fight together, nous utilisons en grande partie les mêmes procédures, techniques et tactiques. Mais il s’agit, en effet, d’un fait unique au sein de la coalition. »   

Collaborer: oui. Mais pourquoi les Pays-Bas sont-ils un partenaire idéal et quels sont les avantages ?  

« Pour commencer et condition indispensable, nous utilisons les mêmes avions de chasse. Ensuite, nous avons tous les deux une force aérienne modeste. Outre l’ODF, l’opération F-16 Enhanced Air Policing Mission (EAPM) sera poursuivie dans la Baltique en 2017. Au total, nous pouvons engager opérationnellement dix F-16 : six pour l’ODF et quatre pour l’EAPM. Mais nous devons aussi prendre le personnel et le budget en considération. Pour rendre un équilibre supportable pendant une longue période, une collaboration s’avère plus que nécessaire. »     

Pour la deuxième fois en un an, nos F-16 rejoignent la coalition au Moyen-Orient. Dans quelle phase se trouve actuellement l’opération Inherent Resolve  et à quoi peut s’attendre le détachement ?  

« La première phase, l’arrêt de la progression de DAESH, est maintenant terminée. Actuellement, nous essayons dans une deuxième phase de repousser et de diviser DAESH. Comme lors de l’ODF précédente, nous offrirons un appui aérien aux troupes terrestres en Irak et attaquerons des installations de DAESH. Désormais et grâce à l’accord du gouvernement, les installations en Syrie constitueront également des cibles. Fournir un appui aérien à de possibles troupes terrestres en Syrie n’est cependant pas à l’ordre du jour. »   

Entre-temps, nous sommes arrivés dans la deuxième et avant-dernière phase de l’opération. Quel est le but final de cet engagement ? 

« L’objectif de la coalition viserait idéalement la normalisation de l’État. Pour pouvoir l’atteindre, nous essayons de battre DAESH en évitant de préférence les dégâts collatéraux. Notre composante attache une énorme importance à ce dernier point. Nous sommes reconnus pour être chirurgicaux dans nos frappes. Raison pour laquelle nous sommes très appréciés de nos collègues des autres forces aériennes. Notre crédibilité est notre marque de fabrique. »