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Kandahar perd deux précieux radars

Kandahar perd deux précieux radars

 

Les derniers Belges ont quitté Kandahar ce mercredi 29 octobre 2014. L’équipe de surveillance radar du champ de bataille est repartie avec son matériel après plus d’un an d’engagement sur la base aérienne de Kandahar. Elle apportait une grande aide dans l’identification des mouvements hors les murs, notamment la nuit. Nos F-16 étaient bien gardés.

Huit personnes constituaient l'escadron surveillance du champ de bataille (BSR pour Battlefield Surveillance Radar). Détachée du Bataillon de Chasseurs à Cheval d'Heverlee, cette équipe apportait un atout unique au dispositif de surveillance de l’extérieur de la base aérienne de Kandahar. Ce dernier est constitué de différents détecteurs de mouvements et caméras. Les radars belges permettaient une surveillance accrue. « Contrairement aux caméras, nos radars détectent à la fois le mouvement et le signal auditif », explique Bram, chef du détachement BSR. « Nous pouvons ainsi déterminer si ce qui s’approche de la barrière est une chèvre ou un homme, par exemple. »

Sous commandement américain, le Joint Defence Operations Center  (JDOC) est la salle où sont constamment affichées et analysées les images des environs de la base en temps réel. Celles-ci proviennent d’installations de caméras optiques ou thermiques mais également des deux radars belges. Le détachement BSR occupait ainsi une place importante dans le dispositif international qui apportait un appui important à la défense de la base et au travail des patrouilles extérieures. « Nous repartons avec nos radars et personne ne prend le relais car nous sommes la seule nation qui travaille avec ce matériel, que nous avons amélioré nous-mêmes pour parvenir à cette efficacité. »