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Green Skander : une expérience hors du commun

Green Skander : une expérience hors du commun

 

Depuis mai, des Belges se relaient à l'hôpital militaire de Kandahar pour participer à l'opération Green Skander et ainsi venir en aide aux troupes de l'OTAN. Après plus de trois mois de mission, chaque participant, infirmier ou médecin, affirme vivre une expérience enrichissante.

L'hôpital est dirigé par les Américains, mais de nombreuses nationalités s'y croisent tels les Canadiens, les Australiens ou encore les Néerlandais. Travailler dans un milieu international offre bon nombre d'avantages mais exige un temps d'adaptation. « J'ai déjà participé à cette mission en 2011 et 2012 », explique Eric, infirmier. « Au début, nous devions faire nos preuves car les Américains ignoraient notre niveau de compétences. Actuellement, nous sommes totalement intégrés au sein des équipes et tout se passe très bien. Mais nous avons dû nous accommoder de leur mode de fonctionnement. Le protocole occupe une place prépondérante dans l'hôpital. Tous nos actes doivent être répertoriés. »

« La plus grande différence avec le travail dans notre pays est la traumatologie » poursuit Rudy, également infirmier à l'hôpital. « En Belgique, nous sommes rarement confrontés aux poly-traumas. À Kandahar, nous traitons des blessures de guerre : lésions par balle ou blast par exemple. » Pour faire face à ces difficultés, les infirmiers et médecins suivent plusieurs formations dont l'Advanced Trauma Life Support (ATLS). Elle permet d'apprendre des techniques avancées afin de poser les gestes salvateurs sur le patient à soulager.

La période de mai à septembre n'est pas l'effet du hasard. « Les Belges nous soutiennent durant ces cinq mois car il s'agit de la saison de combat » raconte l'Américain Barth Merrill, Commanding Officer de la clinique. « Les ennemis de l'Afghanistan National Security Forces renforcent leur lutte durant les mois d'été. Ils stoppent lorsque l'automne bloque les routes. La majorité des incidents se déroulent donc durant cet intervalle. »

Les Belges rentreront en septembre après quelque cinq mois d'un apprentissage intensif riche d'expériences.