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Fin de carrière de sportif d’élite pour Laurens Pannecoucke

Fin de carrière de sportif d’élite pour Laurens Pannecoucke

 

Le 1er soldat Laurens Pannecoucke met fin à sa carrière de kayakeur après huit ans passés comme professionnel dont deux en tant que sportif d’élite à la Défense. Il reste militaire mais abandonne l’Air Traffic Control Centre (ATCC) de Gavere pour le génie de combat de Burcht. 

Laurens était membre d’un club de kayak à Zwevegem depuis sa plus tendre enfance.Son père avait déjà été sélectionné en tant qu’amateur pour les Jeux olympiques de Los Angeles (1984) mais n’avait toutefois pas pu y participer. Laurens savait, quant à lui, quoi faire pour concrétiser ce rêve. Il s’entraîna dur dès l’âge de seize ans. Sa meilleure distance, le marathon de 30 km, n’est pas une distance olympique et cette discipline n’est pas prise en compte en Belgique. Raison pour laquelle Laurens s’est ensuite concentré sur le mille mètres. Jusqu’en 2014, il a effectué ses prestations sous contrat du BLOSO. La sécurité d’emploi qu’offre la Défense aux sportifs d’élite a convaincu Laurens de franchir le pas. 

Laurens qui a maintenant 28 ans, aura totalisé huit années de carrière professionnelle. Pendant cette période, il aura gagné quelques belles médailles. « Sans hésiter, ma plus belle période est celle des Jeux olympiques de Londres en 2012 », raconte-t-il. « En 2011, une quatrième place au championnat du monde m’avait qualifié pour les Jeux de 2012. Participer aux JO est déjà magnifique et certainement au vu des places disponibles dans ma discipline. » Finalement, Laurens avait obtenu une dixième ainsi qu’une douzième place lors de ces Jeux. Après une série d’excellentes prestations dans des championnats et jeux européens ainsi que dans diverses coupes du monde, il a également été le premier Belge à remporter une médaille dans une course de cinq kilomètres. 

Après deux ans passés comme sportif d’élite à la Défense, il met un terme à sa belle carrière. Il est très reconnaissant des possibilités offertes par ce statut. « Si vous le décrochez, vos journées sont dédiées au sport. Je devais prester une demi-journée par semaine à Gavere. J’y aidais dans des travaux d’entretien de l’infrastructure sportive et dans l’organisation d’événements. Le fait que ce statut prévoit également la sécurité d'emploi après la carrière sportive est un atout majeur, en particulier pour les athlètes sans qualifications élevées. » 

Bien entendu, il y a des critères. « Les athlètes définissent leurs objectifs avec la Défense et la barre est très haut placée », conclut Laurens. « Dans une petite discipline comme le kayak, la concurrence est également rude. Je n’ai pas réussi à atteindre mes objectifs et c’est pourquoi je choisis une autre voie au sein de la Défense. J’ai apparemment atteint mes limites sportives et suis très reconnaissant envers la Défense pour l’appui fourni. Je me tourne à présent vers d’autres défis. »