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Exercice de gaz toxique au Liban

Exercice de gaz toxique au Liban

 

Au petit matin du jeudi 2 mai, le soleil perce les nuages au-dessus du camp militaire d’At-Tiri. Depuis les collines proches, des oiseaux prédateurs scrutent le sol à la recherche de proies potentielles. Cependant, plusieurs soldats étrangement vêtus et dotés d’un masque anti-gaz y déambulent comme dans l’imminence d’une attaque au gaz toxique.

Les collègues ou familles des soldats au Liban ne doivent toutefois pas s’inquiéter. Il s’agit ici d’un exercice chimique, biologique, radiologique et nucléaire (CBRN), en collaboration avec des collègues finlandais et irlandais. L’Adjudant Stefaan De Winter, instructeur CBRN, explique : « Nous montrons les moyens dont nous disposons pour désinfecter le personnel et les véhicules victimes de menaces potentielles. Les Finlandais nous démontrent de leur côté en quoi consiste leur procédure de décontamination. »

L’objectif de l’exercice est clair : chaque véhicule blindé belge est contaminé. Les hommes masqués pulvérisent les véhicules avec de l’eau en surabondance et décontaminent également leurs passagers. Ils le font en leur faisant suivre un court parcours qui s’achève par une bonne douche.

De Winter : « Après un premier traitement sur le terrain, le véhicule pénètre dans une sorte de station de décontamination où la procédure recommence. Les occupants ont déjà été traités mais sont décontaminés à nouveau. » 

Train as you fight est une maxime que l’armée utilise régulièrement. Dans ce cas et fort heureusement, sans raison particulière. En effet et à ce jour, les soldats belges n’ont pas encore été victimes d’attaques chimiques ou biologiques lors d’une opération à l’étranger.