-A A +A

Autres informations et services officiels: www.belgium.be

Drills virtuels pour une maîtrise réelle

Drills virtuels pour une maîtrise réelle

 

Voici un an, les compagnies écolages de Bourg Léopold et Marche-en-Famenne étaient dotées de nouveaux outils : des simulateurs de conduite de véhicules Astra, Dingo et Piranha, qui ont déjà permis à une centaine de candidats chauffeurs de se familiariser avec le véhicule avant d'entamer la partie pratique et d'être confrontés à une multitude de situations.

Premières expériences mutuelles

Fruit d'une collaboration belgo-luxembourgeoise, ces 14 simulateurs – deux par type de véhicule par compagnie écolage et deux exemplaires Dingo pour nos voisins – représentent un budget approchant les 11 millions d'euros, contrat de maintenance et updates inclus. Il s'agit également d'une première pour la firme israélienne Elbit System, spécialisée dans les simulateurs de vol.

Le système, composé d'une cabine de véhicule complète et réalisée à l'échelle, d'une station IOS (Instructor Operating System) ainsi que d'une After Action Revue par type de véhicule, permet aux élèves d'effectuer une première approche de leur futur charroi, d'apprendre les bases et d'acquérir les automatismes dans des environnements variés tels que ville, désert, montagne ou parcours d'obstacles, etc. Dix scénarios sont actuellement disponibles, une trentaine le sera dans un avenir proche. L'adjudant Nicolas Giannetti, chef de section Simulateur à Marche en Famenne explique : « La station IOS permet au moniteur de contrôler le scénario, d'interagir en créant des pannes, en faisant apparaitre des piétons ou encore en changeant les feux de signalisation par exemple ». Il dispose, par l'intermédiaire de différents écrans, de la même vision que l'élève mais également d'une vue sur celui-ci. « L'After Action Revue quant à elle, est un local permettant le débriefing du candidat avec visionnage complet de la séquence. »

Feedbacks et backseat

À l'issue de la formation alternant périodes sur simulateurs et sur routes, dont la durée est fonction du véhicule (voir tableau), les élèves rendent parfois un feedback négatif (par rapport au simulateur). « Ils ne réalisent pas que cela leur permet de suivre un entraînement qui serait impossible en écolage classique », nous raconte l'adjudant, qui lui aussi remplit des feedbacks. Car qui dit nouveau système dit maladies de jeunesse, mais également pour renseigner quotidiennement les cas d'élèves malades pour chaque scénario. « Certains se sentent mal dans le simulateur, en cause le défilement latéral de l'image ou la synchronisation entre la vision et les mouvements de la cabine. Lorsque cela arrive, l'élève suit la séquence de son binôme derrière la console de contrôle et profite des remarques du moniteur. Mais il essaie d'office chaque scénario prévu. » Le simulateur ne peut pas remplacer un vrai véhicule mais il s'avère être un bon complément. La plus-value réside dans l'économie de carburant, la diminution du risque d'accident sur la voie publique lors de l'apprentissage mais offre également un intérêt tactique. En effet, des exercices impliquant simultanément les six simulateurs dans un même scénario sont possibles, tels que la formation de colonnes, le déploiement, les phases d'attaques ..., avec communications entre les sections et l'échelon supérieur.

L'avenir amènera son lot d'améliorations avec notamment l'apparition de nouvelles possibilités dont le placement de mines, avec réaction physique de la cabine. Raison de plus de garder les deux mains sur le volant.