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Des para-commandos belges et gabonais s'entraînent ensemble

Des para-commandos belges et gabonais s'entraînent ensemble

 

Tropical Storm n'est pas un exercice exclusivement belge. La majorité des unités en exercice au Gabon, environ huit cents militaires, sont bien sûr majoritairement belges. Cependant, les para-commandos gabonais profitent de la présence belge pour peaufiner en même temps leurs propres compétences.

« La collaboration entre les militaires belges et gabonais se déroule fort bien », déclare le colonel Vincent Descheemaeker, commandant de la Brigade légère. « Nous constatons que ce sont des militaires disciplinés et compétents, qui se montrent plus que disposés à apprendre. »

Le colonel Descheemaeker n'a du reste pas été le seul à remarquer cet état d'esprit positif. Lors de l'entraînement à l'atterrissage d'assaut - quand un avion C-130 atterrit et que tous les militaires débarquent le plus rapidement possible pour sécuriser les environs - les Gabonais font clairement preuve de dynamisme et de motivation. « La volonté y est. » dit aussi David, instructeur en atterrissage d'assaut. « C'est l'entraînement qui leur manque. Ils doivent encore optimiser leurs coordinations. Du temps précieux est ainsi perdu lors de l'occupation de l'aérodrome, simplement parce qu'ils n'ont pas l'habitude de ce type de mission. »

Les officiers de liaison mettent tout en œuvre pour mener à bien cette étroite coopération entre la Belgique et le Gabon. Le capitaine gabonais Alexandre Gamot est tout à fait d'accord. « Ici, à Lambaréné, un des sites d'entraînement de l'opération Tropical Storm, j'assure la liaison entre l'armée belge et l'armée gabonaise », explique-t-il. « Je suis aussi chargé de la concertation entre les Belges et les autorités locales. Je coordonne les activités des différentes troupes qui s'entraînent ici à Lambaréné. Tout le monde sait ainsi quand et comment les exercices vont se dérouler. »

Du côté gabonais également, la collaboration a l'air de très bien se passer. « Je pense que les deux armées se comprennent », conclut le capitaine Gamot. « Elles travaillent bien ensemble, elles échangent des connaissances, c'est une expérience intéressante pour les deux armées.