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Des journalistes s’exercent avec les Chasseurs Ardennais

Des journalistes s’exercent avec les Chasseurs Ardennais

 

Les Chasseurs Ardennais ont chapeauté sept journalistes lors d'un exercice organisé les 10 et 11 juin. Vingt-quatre heures durant, ceux-ci ont été aguerris à la vie militaire et préparés au travail en opération dans les bois de Ciney.

« C'est ma première expérience », explique le pigiste Damien Roulette. « Je n'ai jamais participé à une opération à l'étranger et connais peu de choses quant au jargon des militaires et leurs procédures. » Damien est l'un des journalistes qui sera intégré dans une section du Bataillon de Chasseurs Ardennais dans les heures à venir.

L'invasion d'un camp de réfugiés succède à un cours théorique sur les explosifs. Les journalistes sont impliqués intégralement dans le scénario en tant que réfugiés et sont fouillés et questionnés. « C'est très réaliste », poursuit Damien après son interrogatoire. « Ils devaient connaître mon nom, ma nationalité et si j'avais été bien traité en tant que réfugié. À présent, ils nous mènent vers l'étape suivante : une évacuation par hélicoptère. Selon le scénario, un des militaires est blessé. »

L'hélicoptère atterrit dans une prairie récemment fauchée. Le rotor fait virevolter les herbes. Mais cela ne dérange pas les journalistes. Tous se tiennent prêts, un appareil photo à la main pour prendre le meilleur cliché. « Les journalistes sont très friands d'images et d'informations », explique le major Nicolas Defraigne du Bataillon de Chasseurs Ardennais. « Pour nos militaires, c'est un bon apprentissage de trouver un équilibre entre leurs souhaits et la garantie de veiller à leur sécurité. »

Deux observateurs de l'Association des journalistes professionnels et de la Croix-Rouge accompagnent les sept journalistes de leur propre initiative. « L'objectif n'est pas seulement d'acquérir une expérience militaire mais de savoir si les journalistes sont aptes à vivre ce type de situation », précise Amandine Degand de l'Association des journalistes professionnels. « Peuvent-ils quitter leur confort et se sentent-ils à l'aise lors d'opérations stressantes ? Cet entraînement permet de leur faire découvrir comment se comporter au mieux. »