-A A +A

Autres informations et services officiels: www.belgium.be

Déneigement et recherche pendant l’opération BELARE

Déneigement et recherche pendant l’opération BELARE

 

Fin novembre, le continent gelé Antarctique accueillait quatorze militaires à la station polaire Princesse Elisabeth. Une quinzaine de jours plus tard, ils apportaient déjà un appui logistique à une équipe de scientifiques dans de rudes conditions.

« La première chose à faire était évidemment de déneiger », explique le capitaine de corvette Philippe Herman. Pendant le premier mois, il orchestrait le quotidien dans la station polaire. « Nous avons dégagé les portes de garage d'une dizaine de mètres cubes de neige. Elle s'était entassée durant l'hiver austral. »

Les participants à l'opération BELARE ont été bien préparés. Ils ont suivi une semaine de mise en condition au Centre d'Entraînement de Commandos de Marche-les-Dames. De plus, certains ont même pu se reposer sur les précédentes expériences vécues sur le plus méridional des continents.

Dès le déneigement terminé, la station a été relancée. L'eau, l'électricité et la ventilation ont été réactivées, rendant les installations habitables. Après dix jours, la station polaire était à nouveau opérationnelle et prête à servir de base aux scientifiques. Ces derniers s'affairaient déjà à plusieurs opérations de recherche.

Nos militaires n'étaient pas moins occupés. Sur le site, ils ont rapporté une éolienne à remettre en état, réparé des panneaux solaires et remplacé des antennes.

Entretenir la base n'est qu'une partie du travail. Mais parmi les militaires se trouvent quelques guides pour lesquels le terrain n'a plus aucun secret. Ils sécurisent les routes empruntées par les scientifiques et, à ce titre, sont partis le 15 décembre pour effectuer un voyage de reconnaissance de 160 km le long de la côte via différents lieux.

La corde se rompt lorsqu'elle est trop tendue. C'est pour cette raison que le dimanche est consacré au repos après six longues journées. « L'ambiance est bonne et l'équipe, tant militaire que scientifique, se serre les coudes », conclut le capitaine de corvette Herman. « Nous avons même profité d'un succulent repas lors des fêtes de fin d'année. »