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De généraliste à "flying doctor"

De généraliste à "flying doctor"

 

Filip Van Wouwe a fait son service militaire en 1989 en qualité de médecin COR au 25e Wing logistisque de l’époque (Oud-Heverlee) et est ainsi passé dans le cadre de réserve. Il estime passionnant de vivre aujourd’hui, dans le cadre de son expertise médicale, de nouvelles expériences lors d’opérations extérieures. « En ma qualité de médecin réserviste, il m’est permis d’exercer mon métier dans des circonstances particulières, impensables dans le milieu civil » nous explique-t-il. Voici son histoire.

Actif dans le cadre de réserve?

Après mon service militaire, mon intérêt pour l’armée ne s'est pas estompé. Malgré le fait que, comme fils de militaire, j’ai vécu quelque temps en Allemagne (FBA), cela ne m’a pas convaincu de rejoindre le cadre actif. J’avais d’ailleurs un cabinet de médecine de groupe à Louvain. C’est seulement après insistance de la Défense, qui avait un besoin urgent en personnel médical pour participer aux opérations à l’étranger, que j’ai commencé à m’engager activement comme réserviste. Aujourd’hui, je m’accommode très bien de la situation en confiant temporairement mes activités de praticien à mes collègues. En outre, j’ai été engagé contractuellement par la Défense au 1 Wing de Beauvechain. J’y exerce la fonction de médecin spécialisé en médecine aéronautique. Comme officier de réserve, je suis affecté au 4e Elément Médical d’Intervention (4 EMI).

Flying Doctor ?

Depuis 2007, je participe annuellement à une ou plusieurs missions selon mes disponibilités. C’est une question de pouvoir s’organiser à temps. Cela exige des accords précis. J’ai beaucoup bourlingué. Comme médecin, j’ai participé à différentes missions, plus particulièrement dans les Balkans (Kosovo), au Congo, au Tchad, au Liban et en Afghanistan. Dernièrement, j’étais à Otterburn (Ecosse) pour soutenir le 2 Commando avec un détachement de mon unité. Mes patients sont très compréhensifs à ce sujet et s’intéressent d’ailleurs à mes péripéties.

Engagement complet et grande satisfaction?

Je me tiens prêt autant que je peux. J’aime participer aux missions extérieures. Même si mon infirmerie ne croule pas sous les patients (soldats), j’en retire de la satisfaction. On se familiarise à d’autres cultures. On rencontre des médecins d’autres nationalités. On apprend à vivre et travailler en groupe. Pour le détachement ou l’unité qui bénéficie de votre appui médical, vous représentez une personne de confiance au même titre que le Conseiller en Opérationnalité Mentale (COM). Vous êtes d’ailleurs le conseiller de votre commandant d’unité ou de détachement dans le domaine médical (en différents domaines tels que l’hygiène, l’utilisation de l’eau etc.).

Win-Win?

Je ne mets pas unilatéralement mon expérience médicale au service de la Défense. Celle-ci m’offre à son tour un éventail d’expériences et de possibilités qui complètent indubitablement ma formation continue de médecin. C’est ainsi que je me suis perfectionné dans les techniques d' Advanced Life Support, indispensables dans le cadre des urgences. J’ai également pu suivre un cours de médecine aéronautique, une spécialité complémentaire que j’exerce aujourd’hui.

Ma décision de servir comme médecin dans la réserve me permet de concilier tant mes intérêts civils que militaires, ce qui est parfait en ce qui me concerne !