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Dans les coulisses de Grafenwöhr...

Dans les coulisses de Grafenwöhr...

Derrière chaque grand exercice ou opération se cache une équipe logistique qui fait tourner les choses. Le 29e Bataillon Logistique de Grobbendonk s'occupe des repas, de l'entretien des véhicules et de la distribution des munitions pendant l'entraînement de la Brigade Légère dans le camp allemand de Grafenwöhr.

« Chaque problème trouve une solution », raconte le major Johnny Van Tilborg. À l'instar d'une centaine de logisticiens, il soutient, du 25 mars au 4 avril 2013, le millier de militaires présents dans le camp. « Nous travaillons avec un système modulaire au sein de la logistique. Nous organisons nos tâches et moyens en fonction de la mission et du nombre de participants. »

Au cours de la période, 365 véhicules (allant de la jeep au camion) sont sollicités sur les terrains de Grafenwöhr. « Cinquante véhicules sont rentrés dans notre garage », renseigne le capitaine Andy Liwerski. « Nous examinons le problème immédiatement et veillons à ce que le matériel adéquat accompagne la bonne personne pour réparer le véhicule dans les plus brefs délais. » Raison pour laquelle le 29e Bataillon Logistique a installé un atelier mobile adapté à l'exercice, comprenant un stock de pièces de rechange.

Les unités ont besoin de véhicules mais aussi de munitions pour pouvoir s'exercer sur les stands de tir. Celles-ci représentent un total de 30 tonnes. Les unités viennent chercher le matin ce qui leur est nécessaire. Elles rapportent le reste le soir. À la logistique de trier, de repérer d'éventuelles erreurs et de reconditionner les munitions dans les boîtes. Tout est recyclé. Les douilles sont revendues à des firmes civiles.

Ces efforts ouvrent l'appétit des militaires. Le team logistique les gâte en leur procurant une délicieuse nourriture. La plus grande partie des vivres ainsi que les 16.128 bouteilles d'eau proviennent de Belgique, à l'exception du pain frais fourni par le boulanger local. « Cuisiner ici est complètement différent de chez soi », nous explique le sergent chef coq Philippe Geeraerts. « À la maison, cuire des pommes de terre prend une vingtaine de minutes. Ici, on parle d'une petite heure. »

Une bonne logistique est indispensable au déroulement rapide d'un exercice. Pour citer le général Brehon Somervell : « Gagner la guerre ne dépend pas uniquement d'une bonne logistique mais on la perd si celle-ci est mauvaise. »