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Cinq ans de présence belge à Kandahar

Cinq ans de présence belge à Kandahar

En 2008, les militaires belges arrivaient à Kandahar (sud de l'Afghanistan) dans le cadre de l'opération Guardian Falcon. En ce mois de septembre 2013, le bilan se monte à quinze rotations, 1.938 militaires engagés, 14.000 heures de vols et 4.000 sorties.

La mission est toutefois restée identique : soutenir les troupes de l'ISAF, la force internationale d'assistance à la sécurité. Des changements importants ont été cependant apportés au cantonnement belge. Au fil des saisons, ils ont appris à connaître Kandahar : chaud et très sec en été, extrêmement froid en hiver avec des inondations en prime. Cinq ans de décollages et d'atterrissages de F-16, de maintenance, de patrouilles et de garde. Le 10 Wing Tactique de Kleine-Brogel et le 2 Wing Tactique de Florennes assurent ces tâches à tour de rôle. Sans oublier les équipes médicales, de transmission et de communication ainsi que le personnel logistique qui accompagne les Belges afin de leur prêter main forte en apportant un coin de Belgique dans la région.

Kandahar Airfield a une superficie de 16 km². Environ 30.000 personnes et 40 nationalités différentes s'y côtoient. Autant préciser que les Belges ne travaillent pas seuls depuis leur arrivée sur le sol afghan. « Je ne peux pas vraiment affirmer que nous entretenons une relation particulière avec l'un des partenaires de l'OTAN » explique le capitaine-commandant Samuel Vanophem, commandant du détachement en cet été 2013. « En tant que Belge, nous devons être très flexibles car issus d'un petit pays. Nous travaillons autant avec les grandes nations comme les États-Unis ou la Grande-Bretagne qu'avec le Danemark ou les pays Baltes. »

Au fil des ans, le confort s'est notablement amélioré, essentiellement en matière de logements. Ce progrès n'est pas négligeable lorsqu'on sait qu'un militaire séjourne en moyenne quatre à cinq mois sur place. « En 2008, les tentes étaient affectées tant à l'habitat qu'aux lieux de travail » poursuit le commandant. « Ensuite, des containers ont été mis à notre disposition. Depuis presqu'un an, nous disposons de bâtiments en dur. Ils assurent une meilleure protection contre les attaques des rebelles mais aussi contre les conditions météorologiques. Il s'agit d'une amélioration considérable pour les gens sur place. »

En ce qui concerne l'après 2014 à Kandahar, l'avenir de la Défense belge dans la région n'est pas encore écrit. Le sentiment des militaires revenus de Kandahar est cependant unanime : que leur travail diffère ou non de leurs tâches en Belgique, chacun a vécu une expérience unique riche de souvenirs.