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« Chacun contribue à l’opération Desert Falcon »

« Chacun contribue à l’opération Desert Falcon »

 

Dans le cadre de la lutte contre Daesh, la Défense a envoyé six de ses F-16 vers le Moyen-Orient fin juin 2016. Chaque jour au quartier-général, un pilote expérimenté passe au crible les missions assignées au Belges, les unes après les autres. L’opération est intense et exigeante tant pour l’homme que la machine. « Nous sommes 99 au total », déclare le chef de détachement. « Et chacun a de quoi faire. »

Alors que le soleil annonce une nouvelle journée, les techniciens de maintenance sont à pied d’œuvre dans et autour d’un F-16. Ils ont retiré le lourd moteur de l’appareil pour contrôle. « Nous examinons le moteur toutes les 200 heures de vol pour détecter tout vice mineur », raconte le militaire qui a accompli la dernière inspection avant que les techniciens ne remettent le moteur en place dans l’appareil. « C’est une tâche essentielle car toute la poussière ici érode la mécanique. C’est pourquoi nous devons colmater hermétiquement chaque ouverture pour éviter que le sable ou la vermine n’y entre. »

À coté des techniciens de maintenance se trouvent des militaires qui assistent le pilote en matière de communication, l’aident à mettre l’avion de chasse en route ou préparent et équipent l’armement. Presque chaque avion de chasse sur le départ a deux explosifs sous ses ailes pour appuyer les troupes au sol en cas de besoin. Ils pèsent jusqu’à une tonne et, une fois mis en place, ils requièrent énormément de prudence de la part des techniciens qui les manipulent. Raison pour laquelle ils enlèvent les dispositifs de sécurité quelques minutes à peine avant le départ.

Un autre élément essentiel de l’opération Desert Falcon est le dénommé red card holder. Il s’agit d’un ancien pilote F-16 qui a accumulé des années d’expérience. Avec un conseiller juridique, il évalue chaque opération des Belges. Cela correspond-il au mandat que la Défense a reçu du gouvernement ? La mission respecte-t-elle les droits des conflits armés ?

« Il est crucial qu’aucune mission ne fasse de victime parmi les innocents », conclut le chef de détachement. « Les dégâts collatéraux est un terme qui n’appartient pas à notre vocabulaire. Nous voulons à tout prix éviter que nos actions fassent des victimes parmi les civils. La carte rouge du pilote expert peut effectivement être comprise à la lettre. »