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Bison Counter : la chaîne explosive

Bison Counter : la chaîne explosive

 

Les travaux pratiques de l’exercice international Bison Counter vont bon train en Suède. Depuis le 21 août, des militaires de 21 pays s’y sont retrouvés pour détecter, neutraliser et analyser une foule d’explosifs artisanaux. Chaque maillon de la chaîne joue un rôle spécifique.

Un groupe séparatiste utilise des explosifs improvisés pour déstabiliser le gouvernement. La Suède fait alors appel à une coalition internationale pour faire cesser ces attaques. La Belgique, ainsi que vingt autres pays, répond positivement à l’appel. Lorsque l’état-major apprend qu’une menace d’explosifs improvisés existe dans la région, il active immédiatement de nombreux militaires spécialisés. Tel est le scénario autour duquel gravitent tous les exercices de Bison Counter, du 21 au 26 août.

L’infanterie est la première à entrer en action. Elle sécurise les environs afin que les autres militaires puissent s’atteler à leurs tâches en toute sécurité. Les équipes de détection sont ensuite sollicitées. Parmi elles se trouvent quelques Belges : huit militaires du 11 Bataillon Génie de Burcht constituent l’une d’elles. Celles-ci sont mises à profit chaque jour que dure l’exercice afin d’identifier des colis suspects comme les explosifs artisanaux. Les militaires sont souvent aidés par un chien pisteur d’explosifs et son maître-chien.

Lorsque l’équipe de détection identifie un explosif, ce qui arrive plus qu’occasionnellement lors de cet exercice, elle fait appel à une équipe EOD (explosive ordnance disposal), spécialisée dans la neutralisation d’explosifs. Trois spécialistes EOD belges fournissent ainsi un appui aux équipes de détection durant cet exercice.

Ce dernier ne s’arrête cependant pas dès la neutralisation de l’explosif. Les bombes conçues par une même personne sont généralement construites de la même façon. Le travail du Weapons Intelligence Team (WIT) consiste à distinguer cette « signature ». Le WIT est une sorte d’équipe militaire d’enquêteurs judiciaires. Une crime scene investigation unit à la militaire que l’on pourrait voir à la télévision mais sans les blouses blanches. Ses membres collectent tout ce qui pourrait s’avérer utile dans la recherche de l’identité du fabricant de la bombe comme des éléments de l’explosif, des mégots de cigarette ou encore des lambeaux de tissus. Quatre Belges font partie de ces spécialistes.

Le WIT cède directement les preuves rassemblées au Joint Deployable Exploitation and Analysis Laboratory (JDEAL). Dix-sept personnes travaillent dans ce laboratoire mobile dont trois Belges. À l’aide de divers outils de haute technologie, ils tentent de percer à jour les secrets des explosifs utilisés et de leur concepteur. Ils transmettent alors ces informations à l’état-major qui les intègre dans la planification de la mission suivante. La boucle est ainsi bouclée.