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Assistance médicale à Kindu

Assistance médicale à Kindu

  

Le risque de contracter une maladie tropicale ou d'être atteint par un parasite est toujours plus grand lors de manœuvres militaires en Afrique. Au Congo, quelques-uns de nos laborantins militaires s'efforcent de diagnostiquer les maladies dont souffre la population locale. Cette expérience les aidera à déceler les pathologies affectant des militaires de retour au pays après un exercice ou une opération sous les Tropiques.

À quelques kilomètres du centre de Kindu se trouve le camp militaire de Lwama. C'est là que nous rencontrons Nicolas et Émilie, deux laborantins de l'Hôpital Militaire de Neder-Over-Heembeek. Leur lieu de travail actuel est évidemment moins moderne. En présence d’un technicien labo congolais, ils examinent les échantillons sanguins de patients.

« Je suis venu ici pour former Émilie », explique Nicolas. « C'est son premier voyage dans ce pays et mon expérience du Congo lui est précieuse. Elle peut exploiter plus facilement du matériel nettement plus rudimentaire qu'en Belgique mais est au moins confrontée à une situation réelle comme, par exemple, ce qui a trait aux parasites. C'est très intéressant. »

Nicolas retournera en Belgique après un mois, laissant Émilie poursuivre seule son travail. Elle pourra ainsi acquérir l'expérience nécessaire de façon autonome.

La présence de laborantins à Kindu s'explique pour deux raisons. Tout d'abord et partis de rien, ils ont fondé en 2012 un laboratoire pour former les techniciens actuels. « L'autre aspect important de notre présence ici concerne notre formation aux maladies tropicales. Nous sommes au contact de cas réels, que nous devrons plus tard diagnostiquer aussi en Belgique. Nos militaires se retrouvent aux quatre coins de la planète. Lorsqu'ils rentrent au pays et se rendent à l'hôpital militaire, ils peuvent parfois être contaminés. Comme nous voyons régulièrement des parasites durant notre formation, nous sommes mieux à même de les aider. »

À une centaine de mètres du labo se trouve un petit dispensaire, le Centre Hospitalier Lwama. Il accueille les militaires, leurs proches et les riverains pour une hospitalisation ou des soins ambulatoires. On y soigne par exemple des cas de malaria. C'est ici que travaillent aussi l'infirmier Bert et l'ambulancier Thomas. Ils prodiguent un soutien médical pour le détachement belge FSE (Formation, Supervision, Évaluation) à Kindu. Ils se rendent trois fois par semaine au dispensaire pour y fournir leur assistance.

Aujourd'hui, le médecin militaire congolais se charge de peser et de vacciner quelques nouveau-nés. Plusieurs femmes aux vêtements chatoyants patientent avec leur marmaille sur les genoux. À l'aide de dessins, le docteur explique quand les bébés doivent être pesés et vaccinés et contre quelles maladies ils seront ainsi immunisés. Il essaye de les conscientiser quant à la nécessité de se rendre régulièrement au dispensaire avec leurs enfants.

Les tâches de Bert et Thomas sont très diversifiées : ils peuvent un jour pomper, vérifier et distribuer l'eau du camp Kasuku à Kindu, où séjourne le détachement belge, et le lendemain fournir un appui médical lors des manœuvres du génie de Kindu pour des exercices de tir ou sur le stand d'explosifs.

C'est donc une situation win-win. Les Congolais bénéficient de l’appui des Belges et ces derniers gagnent une expérience pratique, impossible à acquérir chez nous.